Etats-Unis : 75 milliards de dollars pour sauver l'immobilier

Source | 03/03/2009

Le président américain, Barack Obama, devait annoncer, mercredi 18 février, un plan de soutien au secteur immobilier pour tenter de venir à bout de la crise qui frappe le secteur. Avec une enveloppe de 75 milliards de dollars (59 milliards d'euros), M. Obama veut que sept à neuf millions de foyers puissent rééchelonner leurs dettes et éviter une expropriation ou une expulsion. Le plan prévoit la création d'un fonds de stabilisation censé aider au refinancement des prêts de 4 à 5 millions de "propriétaires immobiliers responsables" et à protéger d'un risque imminent de défaut de paiement 3 à 4 millions d'autres propriétaires.

Le président américain, Barack Obama, devait annoncer, mercredi 18 février, un plan de soutien au secteur immobilier pour tenter de venir à bout de la crise qui frappe le secteur. Avec une enveloppe de 75 milliards de dollars (59 milliards d'euros), M. Obama veut que sept à neuf millions de foyers puissent rééchelonner leurs dettes et éviter une expropriation ou une expulsion. Le plan prévoit la création d'un fonds de stabilisation censé aider au refinancement des prêts de 4 à 5 millions de "propriétaires immobiliers responsables" et à protéger d'un risque imminent de défaut de paiement 3 à 4 millions d'autres propriétaires.

"Nous payons tous un prix dans cette crise hypothécaire. Et nous paierons tous un prix encore plus élevé si nous laissons cette crise s'aggraver", devait lancer le président depuis un lycée de Phœnix, dans l'Arizona, Etat que la Maison Blanche a choisi car les saisies immobilières y ont explosé depuis le début de la crise.

Cette enveloppe de 75 milliards de dollars se décompose en 50 milliards prélevés dans le plan de 700 milliards d'aide au secteur financier, et 20 à 25 milliards apportés par les deux géants du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, selon un responsable de l'administration américaine cité par Reuters. Ces mêmes Fannie Mae et Freddie Mac devraient bénéficier chacun de 100 milliards de dollars de garanties supplémentaires, selon le Trésor.

GRANDES BANQUES, PRÊTEURS ET SPÉCULATEURS VISÉS

Selon un exemplaire de son discours qu'a fait circuler la Maison Blanche, le président américain devrait souligner le fait qu'aider les propriétaires est une nécessité, tout en assurant que l'argent utilisé ne profitera pas à ceux qui ont agi "de manière irresponsable ou sans scrupules". Barack Obama défendra la nécessité des mesures annoncées plus tôt dans la journée par son gouvernement : le plan "empêchera que les pires conséquences de cette crise ne causent encore davantage de ravages dans notre économie", assure le texte.

Il devrait également accuser les "grandes banques" qui se sont servies pour faire des profits de produits à risques dérivés de l'immobilier, les prêteurs qui "ont sciemment profité des acheteurs", les propriétaires qui ont trop emprunté en toute connaissance de cause, les "spéculateurs qui ont misé sur la hausse des prix", et les dirigeants politiques "qui n'ont rien fait" face à une crise allant s'aggravant.

L'annonce du plan, plus ambitieux que prévu, intervient alors que les chiffres des mises en chantier de logements et de permis de construire n'ont jamais été aussi bas. Selon les statistiques officielles, les mises en chantier sont tombées de 16,8 % et les permis de construire de 4,8 % lors du mois de janvier, par rapport à décembre.